Pirineos Sur montre tout le potentiel du cirque grâce au projet De Mar a Mar

C’est un des projets européens les plus suggestifs, de ceux qui permettent de comprendre la transcendance de l’union des nations : « De Mar a Mar. Pyrénées de Cirque ». Une proposition qui réunit quatorze membres des régions frontalières entre la France et l’Espagne -de l’Atlantique jusqu’à la Méditerranée- parmi lesquelles se trouvent bien sûr l’Aragon. Le projet -qui prend le relais de deux projets antérieurs européens qui ont ouvert les portes au secteur du cirque il y a maintenant plus de cinq ans- est né pour créer un espace à cette discipline artistique qui bénéficie d’une longue tradition en France et qui a commencé à se développer en Espagne.

Un bon exemple de ce changement de tendances est Pirineos Sur, qui a intégré de façon permanente le cirque dans sa programmation et c’est une des activités qui attire le plus de public. « Le public de Pirineos Sur le considère déjà comme un événement incontournable du Festival et non seulement le public assiste toujours très nombreux aux spectacles de cirque mais en plus il le réclame et le cherche », explique Begoña Puértolas, directrice exécutive de Pirineos Sur.

« Le cirque est resté traditionnellement en dehors des programmations culturelles, mais c’est en train de changer et il commence à être fréquent de trouver du cirque dans des festivals, des exhibitions ou des rendez-vous culturels en général » explique Marie Céline Daubagana, professeur du LIDO, le Centre des arts du cirque de Toulouse -une des écoles de cirque les plus importantes au monde-  et directrice artistique du projet De Mar a Mar.

« Koselig »de Capicúa Circ

Toujours au sein du projet « De Mar a Mar », les aragonais Capicúa Circ, ont déployé aujourd’hui leur art dans la Cour des Ecoles de Sallent de Gállego.  En ce qui les concerne, la participation au programme européen s’inscrit dans le cadre d’une bourse de consolidation de projets, grâce à laquelle ils reçoivent une série d’aides à la mobilité et qui inclut également des résidences formatives dans les centres du réseau des espaces de création des 14 régions qui composent De Mar a Mar.

Dans leur spectacle « Koselig », Capicúa Circ, ils essaient de recréer la sensation de chaleur qui surgit au moment de partager de petits plaisirs avec des gens proches. Et à en juger par l’excellente réception du public de Pirineos Sur, ils ont parfaitement réussi.

Défilés au rythme du jazz

La soirée à Sallent de Gállego avait aujourd’hui un rythme différent : celui que marquait le défilé de l’orchestre français L’Elephant Brass Machine. Des dizaines de familles se tenaient prêtes avant 22h et elles attendaient l’arrivée des huit musiciens qu’elles ont accompagnés sans jamais se fatiguer dans les rues du village.

Avec leurs cors, trombones, bongos et trompettes, ils ont parcouru les Marchés du Monde jusqu’ à la scène principale. Presque deux heures plus tard, des dizaines de personnes –avec plus d’adultes que d’enfants cette fois ci- continuaient de danser sur chacune de leurs chansons qui oscillaient entre le free jazz et les rythmes africains, et parmi lesquelles on reconnaissaient les rythmes de Duke Ellington, Thelonious Monk ou Richard Galiano et même le classique Caravan de Duke Ellington.

Dernière session de Pirineos Zen

Carlos Barona a offert aujourd’hui le dernier de ses ateliers « Synchronisation de l’unité » dans le cadre du programme Pirineos Zen. Une session participative au cours de laquelle les participants ont généré leur propre musique à travers le contact physique et l’utilisation d’électrodes. Une expérience qui s’est répétée ces trois derniers jours et où certains sont venus plusieurs fois.

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