Les Gipsy Kings d’André Reyes sont en tête d’affiche de “Gitano Mix”, la nuit la plus festive du Festival

Mode d’emploi pour “Gitano Mix”: A 20h, première bière avec le coucher du soleil ; à 20h30 premiers pas de danse avec le grand maestro du « compás », Diego Carrasco,  et à 21h40, la folie avec les Gipsy Kings d’André Reyes. Quand arrivera le tour de Chavea Music Factory , les meilleurs représentants du trap flamenco (à partir de 23h15) et de Shantel & The Bucovina Club Orkestar avec leurs rythmes balkaniques et électroniques (à partir de minuit), on aura assisté à la nuit la plus divertissante de Pirineso Sur : « Gitano Mix » ; quatre concerts et six heures de musique qui représentent la plus grande concentration de stars  de la musique gitane, qui sera clôturée par une session d’un des Djs les plus importants du moment, Dj Pendejo.

Ce sera une des soirées les plus particulières du Festival, qui permettra d’apprécier les concerts depuis le coucher du soleil dans une ambiance facile à prévoir : “Volare”, beaucoup de “palmas”, les amis, du flamenco, les rires, “Bucvovina”, le lac de Lanuza, le trap, les danses, Shantel, la Foratata, les rumbas, Chavea Music Factory, “Bamboleo”, trinquer, l’air des montagnes… l’esprit de Pirineos Sur concentré en une soirée.

Tous les succès des Gipsy Kings pour l’unique date du groupe en Espagne

“Volare”, “Djobi Djoba”, “Baila me”, “Hotel California”, “Bamboleo”… Peu de groupes peuvent se targuer d’autant de succès universels et on pourra tous les écouter demain à l’Amphithéâtre de Lanuza, pour l’unique concert que donneront André Reyes et ses Gipsy Kings cette année en Espagne. On assistera à un grand spectacle au cours duquel dix musiciens monteront sur scène, avec parmi eux les mythiques Mario Reyes et Chico Castillo.

Au sein de leur musique cohabitent le flamenco espagnol, la rhapsodie romani et la salsa funk. Ce surprenant mélange a particulièrement bien fonctionné en France, en Italie, en Angleterre et en Espagne. Il a même accompagné des moments cultes de grands films de cinéma contemporains comme dans « The big Lebowski » et « Toy Story 3 ». En 35 ans de carrière ils ont réussi à se maintenir durant de nombreuses semaines au sommet des listes des meilleures ventes, et ils ont même reçu en 2012 le prix de la SACEM (Société d’Auteurs et Compositeurs et d’Editeurs de Musique).

Shantel revient à Lanuza avec tous ses rythmes balkaniques et électroniques

Le nouvel amphithéâtre de Lanuza s’est inauguré il y a neuf ans et c’est à Shantel que l’on avait confié le soin de le baptiser accompagné de sa Bucovina Club Orkestar. Il revient aujourd’hui à Pirineos Sur avec la même formation et clôturant par la même occasion une fructueuse tournée en Espagne. Le fameux Dj allemand chantera, jouera de la guitare et se mettra aux platines pendant que son explosif groupe montrera leur maitrise des rythmes Balkans.

Shantel a démarré sa carrière en tan que Dj dans des locaux underground européens, mais lorsqu’il est entré en contact avec la musique traditionnelle des ses grands parents originaires des Balkans (de Bucovina), il a commencé à l’intégrer dans ses sessions. Il a pris la musique des gitans et l’a fusionnée avec l’électronique. Son fameux disque « disco Partizani » est une bombe des Balkans, composé de mélodies gitanes, trompettes, accordéons, violons et percussions pour danser sans jamais s’arrêter. Ce disque a connu un grand succès dans toute l’Europe Centrale et en Turquie

Chavea Music Factory, projetés sous les feux de la rampe

Chavea Music Factory est un des collectifs les plus prolifiques et créatifs de la scène underground et ils viennent tout juste de rencontrer un franc succès au renommé Festival Latin Alternative Music Conference de New York  (auquel ont également participé Jorge Drexler ou La Mala Rodríguez). Ils ont également signé avec le label Warner et leur concert de demain à Pirineos Sur pourrait leur mettre définitivement le pied à l’étrier.

Moncho Chavea, Omar Montes et Original Elías représentent l’authentique son urbain et de quartier et ils sont devenus les meilleurs représentants du nouveau flamenco urbain, fusionnant le trap, le hi hop, l’EDM, le reggae et le reggaeton avec le flamenco.

Ils jouent ensemble sur beaucoup de titres, mais ils développent en même temps trois carrières indépendantes et bien différenciées, collaborant avec d’autres artistes tels que «Meneito», «Mundo Gitano» ou «No me lo esperaba».

Diego Carrasco fêtera ses cinquante ans de carrière

Diego Carracsco, un des artistes les plus importants qu’a donné le flamenco, fête ses cinquante ans de carrière artistique et il viendra fêter cet évènement à Pirineos Sur avec de grands musiciens, des amis et sa famille. Parmi les sept musiciens qui l’accompagneront pour sa deuxième représentation sur la scène de Lanuza  (il était déjà venu en 2007), seront présents son fils Ané Carrasco (aux percussions) et Moloko Soto (vocaliste). Il présentera à cette occasion son dernier disque qui s’intitule précisément «No merrecojo. 50 años en famille».

Diego Carrasco vient du berceau du flamenco, de Jerez de la Frontera, et il appartient à cette génération d’artistes (Enrique Morente, Paco de Lucía, José Mercé, Moraíto Chico, El Lebrijano, Manolo Sanlúcar, Camarón…) qui ont fait évoluer et ont modernisé le flamenco de façon décisive pour le genre. Par la suite, le rock a croisé son chemin et a laissé dans ses projets des accords plus rebelles et novateurs.

Ateliers et contes familiaux

A partir de demain et jusqu’à dimanche, on pourra participer à 11h à l’atelier Contakids qui se tiendra au Polideportivo de Sallent de Gállego. Cette initiative est une méthodologie qui par le biais du jeu, du mouvement et du contact physique, permet d’approfondir la communication entre parents et enfants. Ainsi, les plus petits ont l’opportunité de renforcer leurs capacités motrices et leur confiance en eux mêmes ; et les parents, en retombant dans leur propre enfance, ont l’occasion de développer la confiance réciproque avec leurs enfants.

A 19h30 se tiendra au chapiteau de l’Action Contre la Faim, la session orale « El palacio de la opulencia » (Le palace de l’opulence), de Mario Cosculluela. Comme il l’explique lui même, « les narrations ont pour objectif de sensibiliser le public contre la faim, puisque  nous sommes la première génération réellement capable d’en finir avec ce fléau. Il est important qu’ensuite les enfants racontent eux même ces histoires, que nous récupérions  la tradition orale ».

 

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