Gilberto Gil a vaincu le froid des Pyrénées et a réchauffé avec ses chansons tropicales et chaleureuses

 

C´était une de ces nuits plus fraîches que d´habitude dans les montagnes du Téna. Et c’est au cours d´une de ces nuits que Gilberto Gil est revenu à Pirineos  Sur, 25 ans après sa première venue. Il avait alors déjà joué au cours de la deuxième édition du festival et les températures étaient déjà très froides. « Nous, les brésiliens, nous ne sommes pas habitués au froid en hiver ». C’est avec ces mots qu’il s’est amicalement présenté au public qui l´attendait patiemment avec l’envie de danser et de chanter sur les chansons les plus connues qui ont surgi de la tropicalia.

Et ils ont du être patients car Gilberto Gil n’est pas apparu sur scène avant la sixième chanson, « Patuscada de Gandhy ».  Cela n’a eu aucune répercussion sur le concert ; son fils Bem Gil a joué le rôle de leader d’un groupe nombreux (guitares, voix, percussions) et il a remplacé son père de manière plus que convaincante. Ainsi a démarré le passage en revue de « Refavela » : « Illé ayé », et « no norte da saude ».

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Gil, une fois sur la scène flottante, en a profité pour expliquer la genèse de ce fameux disque : un voyage de presque un mois au festival de la Culture Africaine, au cours duquel il s’est imprégné des sons du continent noir et où il a noué des relations avec des gens comme Fela Kuti ou Stevie Wonder. Le résultat est palpable dans « Refavela » et très clairement sur des titres comme « Balafon » (un instrument qu’il a acquis précisément après son séjour).  En hommage à cette culture, Mayra Andrade, l’unique représentante africaine du groupe, s’est chargée d’entonner « Compassi Pilon ».

 

Au fond, ce concert n’était pas un récital de Gilberto Gil, ni même un hommage, mais bien plutôt un projet très romantique qui cherchait à recréer les sensations de de cette année 1977, année où est né « Refavela » : la famille (sa fille Nara et sa nièce ont également chanté), l’amitié, l’entendement, la passion pour la musique, de bonnes chansons…Et ce sont toutes ces choses que l’on a pu respirer à Lanuza.

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Pour l’intense dernière ligne droite, il a réservé une version de « three little birds » (du disque « Exodus » de Bob Marley dont le fils est lui aussi engagé sur une démarche de remémoration), « É » et « Babá Alapalá ». Et de la sorte, Gilberto Gil avec l’aide de ses amis a pu surmonter le froid et transporter le public vers les terres chaudes du Brésil. « Sitio do pica pau amarelo » et « Babá alapalá » ont été les rappels et ont permis de voir un Gil très électrique. Il est en pleine forme.

 

Et d’une légende de la musique brésilienne, nous sommes passé à un de ses artistes les plus inclassifiables, libres et intéressants : Hermeto Pascoal. L’albino déjanté (comme l’a appelé celui qui l’a découvert, Miles Davis) a étalé son jazz aux airs brésiliens qui le caractérise, tout comme sa passion pour réaliser  des performances imprévisibles et uniques.

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Avec le sextet qui l’accompagne toujours en direct (et qui ont commencé à jouer depuis les loges), il a eu la tâche compliquée de clôturer une froide nuit sans faire de concessions. A l’aise et sans contraintes, comme toujours, il a affronté l’Amphithéâtre avec son piano et il a su maintenir l’intérêt du public sans perdre son essence.

Les nouvelles avant-gardes audiovisuelles

Le Centre Culturel Pablo Neruda a hébergé hier la session « Rythmes globaux de l’art vidéo », au cours de laquelle on a pu voir neufs pièces cinématographiques de haute avant-garde et les concerts de Fonostäbico et lury Lech, commissaire de l’exposition.

Les courts métrages sélectionnés avaient la thématique du festival, le rythme global, mais chaque œuvre le cherchait à sa façon, que ce soit par le biais de textures, de musique en accord avec des images psychédéliques ou de montages élaborés.

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Les concerts ont offert un surprenant spectacle qui mélangeait la musique et l’art audiovisuel. Les sons électroniques qu’ils ont lancé depuis leurs ordinateurs portables ont fait danser les oniriques (Fonostäbico) et impactantes (lury Lech) images. Une année de plus, un des évènements les plus excitants et singuliers de Pirineos Sur.

 

Les Ukulélés conquièrent  petits et grands

La deuxième journée de la III Rencontre de Ukulélés s’est terminé avec une grande adhésion, avec quasiment tous les actes bondés d’enfants et adultes. Pía Tedesco a surpris avec une représentation au Ukulélé très sympathique,, accompagnée d’un pianiste ; « La mujer barbuda » du théâtre sur roulettes a fait rire chaque spectateur qui a assisté à l’une des représentations ; Dr Guapo Trío ont égayé les premières heures de l’après midi avec leurs guitares et leurs agréables chansons ; et le Concours de Versions a eu une finale disputée où ont sonné des chansons réinterprétées telles que « Hotel California », de The Eagles ; ou « Moving » de Macaco. Un des moments qui a provoqué le plus de joie a été l’atelier de Cigar Box, au cours duquel presque 30 enfants ont pu eux même construire leur propre Ukulélé.

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Biodanse pour stimuler la créativité

Ce matin s’est tenu l’atelier de biodanse au Polideportivo de Sallent de Gállego qui s’est rempli de familles avec enfants pour renforcer le lien affectif et stimuler la créativité.

 

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